Recherche sur le patrimoine familial des élèves

Mis à jour le lundi 19 mai 2014 11:45
Écrit par émilie nguyen

Centenaire de la 1re guerre mondiale

À l'occasion du centenaire de la 1re guerre mondiale, les élèves ont recherché des objets et témoignages que possédait leur famille. Les documents personnels ont été collectés, analysés et mis en ligne par l'ensemble de la classe.


Balles de la 1re guerre mondiale :

L'objet ?

Nous avons des balles d'armes à feu (hauteur≈10 cm)

La provenance ?

Notre objet provient sûrement du père de ma grand-mère ou du père du mon grand-père.

Pourquoi les avoir gardées ?

Pour mes grands-parents l'objet a sûrement une valeur sentimentale.
balles de la première guerre mondiale

La difficulté de la transmission :

Comme nous ne connaissons pas précisément l'appartenance de ces balles, nous allons voir la difficulté de la transmission d'objets familiaux. Les différentes difficultés que l'on peut rencontrer :

Selon moi c'est une perte historique car c'est l'histoire familiale qui est perdue s'il n'y a pas eu de transmission. L'histoire familiale peut faire avancer l'histoire collective grâce aux témoignages des combattants ou participants de la guerre ou alors grâce à la présence d'objets de « La Grande Guerre ». L'histoire de la Grande Guerre elle aussi précise et détermine l'histoire familiale.


 Souvenirs de guerre de ma famille

Un tableau de diverses médailles militaires appartenant à mon arrière-arrière-grand-père, Alexandre Xavier Leveau* Quelle est la nature des objets que tu nous as présentés ?
Il y a : un livret militaire et un fascicule de mobilisation de Jacques Paineau, un tableau avec des médailles (au-dessus) appartenant à Alexandre Leveau et un acte de décès de Gustave Brémaud.
Le fascicule de mobilisation de Jacques Paineau première page.Le fascicule de mobilisation de Jacques Paineau deuxième page.

* D'où te viennent ces objets ?
Ils me viennent de mon grand-père qui les a donnés à mon père pour faire de la généalogie. L'acte de décès a été obtenu sur le site Mémoire des Hommes en tapant son nom de famille et son prénom.

* Ils appartenaient à qui ?
Ils appartenaient à mon arrière-grand-père (Joseph Paineau), et à mes arrière-arrière-grands-pères (Gustave Brémaud, Alexandre Leveau).

* Que signifient les médailles du tableau ?
D'après des recherches, il y a la croix de guerre, la croix de combattant, une médaille commémorative de la Grande Guerre, la médaille interalliée de la victoire, la médaille de Verdun et une autre médaille dont je ne connais pas la signification.

* Pourquoi ces documents ont-ils été gardés ?
Ils ont été gardés pour pouvoir se rappeler pourquoi et comment ils sont morts, être fiers d'eux car ils ont combattu pendant la Grande Guerre.

*Arbre généalogique :
arbre généalogiqueLe livret militaire de Jacques PaineauActe de décès de Gustave Bremaud


Photographie d'un poilu :

Le document sur lequel nous travaillons est une photo/carte postale de Eugène Bardet, un soldat de la guerre de 1914/1918 et de 1939/1945. Sur la photographie Monsieur Bardet est habillé de son uniforme de poilu et muni de la médaille des blessés de guerre.
La photographie m'a été transmisse par mon grand-père qui l'a de son père.

Uniforme de poilu français :

En août 1914, les Français portaient des pantalons rouge garance, une capote grise de fer bleuté fermée par deux rangs de boutons. Ils portent des guêtres en cuirs lacées ; ils sont chaussés de brodequins en cuir. Le ceinturon porte 3 cartouchières en cuir et la baïonnette dans son fourreau. Ils ont un couvre képi bleu. Ils ont aussi un havresac qui pèse entre 25 et 30 kilos.

En août 1915, un nouvel uniforme bleu clair est adopté. La capote retrouve un boutonnage croisé qui protège davantage les soldats et les bandes molletières remplacent les guêtres en cuir.

Toutes les troupes métropolitaines et coloniales perçoivent cette tenue sauf les troupes de l'armée d'Afrique. Ils portent un casque Adrian, un nouveau casque qui est peint en gris artillerie, il existe 3 tailles et pèse entre 670 et 750 grammes.
Médaille des blessés de guerreUniforme de poilu français en 1914Uniforme de poilu français 1915


 L'histoire de la bouteille de Cognac

bouteille de cognac 1914Notre article parle d'une bouteille de Fine Champagne datant de la guerre de 1914-1918. C'est une bouteille en verre de 2.5L, acheté par monsieur Leiser et un ami.

M. Leiser était mon arrière-arrière-grand-père, un soldat allemand mobilisé par le gouvernement allemand. Mais favorable à la France, il cherche à s'engager dans l'armée française. Un handicap physique à la jambe l'empèche de combattre. Il fut rapatrié à Berlin (capitale de l'Allemagne) ainsi que son ami qui avait aussi un handicap, une maladie du coeur. Avant leur retour auprès de leurs familles ces deux hommes décidèrent d'acheter cette bouteille pour fêter les retrouvailles. Seulement sur le chemin du retour l'ami de M. Leiser est décédé victime d'un infarctus. En honneur et par respect pour cet homme la bouteille ne fut jamais ouverte et il décida de la transmettre à son fils. Depuis, elle passe de génération en génération.

Questionnaire :

  1. Comment as-tu obtenu cette bouteille ?
    • Par ma mère, c'est l'héritage de son arrière-grand-mère.
  2. De quelle année date-t-elle ?
    • Elle date de 1914.
  3. Que contient cette bouteille ?
    • C'est une bouteille de Cognac.
  4. Pourquoi as-tu encore cet objet ?
    • Cet objet est précieux car il est sentimental et il compte beaucoup à nos yeux.
  5. Est-ce que l'objet a une histoire ?
    • Elle date de la guerre, mon arrière arrière grand père l'avait achetée avec un de ses amis car ils voulaient fêter leur retour dans leurs familles mais malheureusement son ami qui est mort sur le chemin donc il n'a jamais ouvert la bouteille.
  6. Pourquoi tu n'as pas pris la bouteille ?
    • Car elle est beaucoup trop grosse et lourde.
  7. Fais-nous ton arbre généalogiqu
    arbre genealogique famille Leiser
  8. Pourquoi ton arrière-arrière-arrière-grand-père n'a-t-il pas pu faire la guerre ?

Un briquet : la Survie d'un poilu

Une élève du lycée René Cassin a retrouvé le briquet de son aïeul datant de la Première Guerre mondiale. Celui-ci lui a sauvé la vie.

Photo du briquet de la Première Guerre mondiale. Longueur: 9 cm avec bouchon largeur: 1,5 cm, poids: 100 grCe briquet a une histoire pourrais-tu la raconter ?

« Ce briquet est fabriqué avec une balle en cuivre. Mon arrière arrière grand père a récupéré cette balle et l'a martelée pour lui donner une forme et la transformer en un briquet. Il lui suffisait d'y mettre de la poudre et une mèche puis de frotter un silex dessus jusqu'à l'arrivée d'une étincelle. Il s'en servait pour allumer ses cigarettes, se réchauffer, réchauffer sa gamelle, etc. Ce briquet lui a permis de vivre plus aisément que certains soldats comme lui. »

L'arbre de transmissionQui te l'a transmis ? Comment ?

« C'est mon arrière-arrière-grand-père qui l'a transmis à mon arrière-grand-père qui lui-même l'a transmis à ma grand-mère. Celle-ci l'a donné à ma mère qui me l'a légué. »


Le Provence.

Introduction : On connaît presque tout de la Première Guerre mondiale mais certains épisodes restent flous.

Que raconte-t-elle ?

Cette anecdote raconte une histoire vécue par l'arrière-arrière-grand-père de Jules : Raymond Chabanne

Que lui est-il arrivé ?

Durant la Première Guerre mondiale, il a été envoyé faire la guerre de Macédoine, il faisait partie de la marine nationale. C'est un épisode méconnu de la Grande Guerre. 70 000 soldats français y ont été envoyés mais seulement 40 000 en sont revenus.

Que s'est-il passé ?

Son bateau dont on pense qu'il s'agit du « Provence » a été bombardé par des avions allemands. Il a coulé faisant plus d'un millier de morts et de nombreux blessés.

Qu'est-il advenu de Raymond Chabanne ?

Il a été grièvement blessé et a dû être rapatrié en France pour pouvoir bénéficier de soins.

Comment a-t-il vécu le restant de ses jours ?

Il a fini ses jours en fauteuil roulant et a perdu la presque totalité de sa mémoire ne pouvant même plus reconnaître son fils. La guerre laisse donc toujours des séquelles lorsqu'on en survit.

La photographie ci-dessous est le bateau dont on suppose que l'arrière arrière grand père de Jules était à bord.
Photographie du Provence dans le port du Havre